Formation en archivistique : conseils pour une bonne gestion des archives administratives en entreprise

Formation en archivistique : conseils pour une bonne gestion des archives administratives en entreprise

À l'ère de la transformation digitale, les entreprises françaises font face à un défi majeur : organiser et conserver leurs documents administratifs de manière efficace et conforme aux exigences légales. La gestion des archives ne se limite plus à empiler des cartons dans une pièce oubliée. Elle constitue un véritable enjeu stratégique qui garantit la traçabilité des décisions, facilite la recherche d'informations et préserve la mémoire organisationnelle. Une politique d'archivage rigoureuse permet non seulement d'assurer la conformité réglementaire, mais aussi d'optimiser les processus internes et de protéger le patrimoine informationnel de l'organisation.

Fondamentaux de la politique d'archivage en entreprise

La mise en place d'une politique d'archivage cohérente commence par la compréhension des principes fondamentaux de l'archivistique. Cette discipline, souvent méconnue, repose sur des concepts clairs et des règles précises qui structurent la conservation documentaire. Pour les professionnels souhaitant acquérir ces connaissances, plusieurs programmes de formation sont désormais accessibles. Le PIAF, Programme d'Intégration et d'Animation Francophone, propose notamment une formation gratuite, libre d'accès et non diplômante en archivistique, organisée en sept cours totalisant quatorze modules et environ deux cent cinquante heures d'apprentissage. Ces cours sont conçus pour être autonomes et interdépendants, permettant aux apprenants de progresser à leur propre rythme, qu'ils soient archivistes débutants ou expérimentés, personnel administratif, formateurs ou étudiants.

Une politique d'archivage efficace définit avec précision les types de documents à conserver, les responsabilités de chacun dans le processus et les outils à utiliser. Elle établit également les procédures de destruction sécurisée des documents arrivés en fin de vie. Cette démarche structurée garantit que chaque document suit un parcours logique depuis sa création jusqu'à son sort final, évitant ainsi l'accumulation anarchique et les risques juridiques. Les formations spécialisées, comme celle proposée par AGS Records Management intitulée Élaborer une politique d'archivage d'une durée de deux jours, permettent aux entreprises de former des référents internes compétents capables de piloter cette transformation.

Classification des archives : courantes, intermédiaires et définitives

La classification tripartite des archives constitue le socle de toute organisation documentaire professionnelle. Les archives courantes regroupent les documents régulièrement consultés et nécessaires aux activités quotidiennes de l'entreprise. Ils restent dans les bureaux, à portée de main des collaborateurs qui en ont besoin. Les archives intermédiaires correspondent aux documents moins fréquemment utilisés mais encore nécessaires pour des besoins administratifs, juridiques ou historiques occasionnels. Leur consultation devient sporadique, et leur conservation peut être confiée à des espaces de stockage dédiés ou externalisée. Enfin, les archives définitives représentent les documents à valeur historique ou juridique permanente qui témoignent de l'évolution de l'organisation et doivent être conservés indéfiniment.

Cette distinction permet d'optimiser l'utilisation des espaces de travail et de stockage tout en garantissant l'accessibilité des informations selon leur fréquence d'utilisation. Le passage d'une catégorie à l'autre s'effectue selon des critères précis définis dans la politique d'archivage. Par exemple, un contrat de travail reste en archive courante durant toute la période d'emploi du salarié, passe en archive intermédiaire après son départ et peut devenir archive définitive si l'entreprise souhaite conserver la mémoire de ses ressources humaines. Les formations comme celle du PIAF consacrent un cours de cent vingt heures spécifiquement à la gestion et au traitement des archives, couvrant en trois modules l'ensemble de ces problématiques pratiques.

Définition des durées de conservation selon les obligations réglementaires

La détermination des durées de conservation constitue l'un des aspects les plus complexes de la gestion des archives administratives. Chaque type de document obéit à des obligations légales spécifiques qui varient selon la nature de l'information et le secteur d'activité. Les documents comptables doivent généralement être conservés pendant dix ans, les bulletins de salaire pendant cinq ans après le départ du salarié, tandis que certains documents liés à la santé et à la sécurité peuvent nécessiter une conservation de trente ans ou plus. Le non-respect de ces durées expose les entreprises à des sanctions administratives et compromet leur capacité à se défendre en cas de litige.

Pour naviguer dans ce labyrinthe réglementaire, les entreprises doivent se référer aux textes en vigueur et aux recommandations des services d'archives départementales ainsi que du service interministériel des Archives de France. Des formations spécialisées, comme celle proposée par le CNFCE sur le classement et l'archivage de documents d'une durée de deux jours, permettent aux professionnels d'acquérir une connaissance approfondie de ces règles. Le programme du PIAF consacre également un cours de quinze heures réparti en deux modules à la législation, la réglementation archivistique et la déontologie professionnelle, éléments indispensables pour construire un tableau de gestion documentaire conforme et opérationnel.

Solutions d'archivage physique et numérique adaptées aux besoins professionnels

La coexistence des supports papier et électroniques impose aux entreprises de déployer des stratégies d'archivage hybrides qui répondent aux spécificités de chaque format. Les documents physiques nécessitent des infrastructures matérielles adaptées, tandis que les fichiers numériques requièrent des solutions technologiques robustes. Cette dualité complexifie la gestion mais offre également des opportunités d'optimisation significatives. Les prestataires spécialisés proposent désormais des services complets allant de l'audit et du conseil en archivage jusqu'à l'externalisation et la gestion d'archives papier, en passant par la numérisation de documents et l'archivage électronique à valeur probatoire.

La transformation digitale des organisations accélère le basculement vers des solutions dématérialisées, mais n'élimine pas pour autant le besoin de gérer les volumes importants d'archives papier accumulés au fil des décennies. Les formations actuelles prennent en compte cette réalité en proposant des modules spécifiques sur les deux supports. Le catalogue de formations en archivage propose par exemple treize formations différentes couvrant des sujets aussi variés que l'initiation à la gestion des archives, les plans de classement, la numérisation, l'utilisation de SEDA et le traitement du vrac numérique. Ces programmes permettent aux professionnels de développer une expertise complète et adaptée aux réalités contemporaines de leur métier.

Organisation et sécurisation des espaces de stockage physique

L'archivage physique exige la mise en place d'espaces dédiés répondant à des critères stricts de sécurité et de conservation. La protection des documents contre l'humidité, la chaleur, la lumière et les nuisibles constitue une priorité absolue pour garantir leur lisibilité à long terme. Les locaux doivent bénéficier d'une ventilation adéquate, d'une température stable et d'un taux d'hygrométrie contrôlé. L'accès à ces espaces doit être strictement réglementé pour prévenir les risques de vol, de perte ou de destruction accidentelle. L'utilisation de boîtes d'archives normalisées et d'étiquettes descriptives facilite considérablement la recherche et la manipulation des documents.

L'organisation méthodique des archives physiques repose sur un système de classement clair et une indexation précise. Chaque document ou dossier doit pouvoir être localisé rapidement grâce à un plan de classement structuré et des instruments de recherche actualisés. Les formations spécialisées, comme celle proposée par AGS Records Management intitulée Maîtriser les instruments de recherche d'une durée d'un jour, permettent aux professionnels de développer les compétences nécessaires à la création et à la maintenance de ces outils essentiels. Le PIAF propose également un cours de quarante heures en trois modules sur les politiques et pratiques de conservation et de préservation, abordant en profondeur les aspects matériels et techniques de la conservation documentaire.

Mise en œuvre d'un système d'archivage électronique conforme aux normes

La digitalisation croissante des activités professionnelles rend incontournable la mise en place d'un système d'archivage électronique performant. Un SAE conforme aux normes en vigueur doit garantir l'intégrité, la pérennité et la confidentialité des documents numériques tout au long de leur cycle de vie. Il assure la gestion des métadonnées, la conversion des formats de fichiers et intègre des fonctionnalités de signature électronique pour certifier l'authenticité des documents. La conformité au RGPD constitue également un impératif pour toute solution d'archivage électronique traitant des données personnelles, nécessitant parfois l'intervention d'un DPO pour auditer et superviser la conformité des pratiques.

Les solutions technologiques disponibles sur le marché incluent les GED, les SAE, les GEC, les coffres-forts électroniques RH et les plateformes de signature électronique. Chacune de ces solutions répond à des besoins spécifiques et peut être déployée de manière complémentaire pour couvrir l'ensemble des besoins de l'entreprise. L'archivage électronique à valeur probatoire, notamment pour les données de santé dans le secteur médical, impose des contraintes techniques et juridiques particulièrement strictes. Les formations proposées, comme celles du catalogue regroupant quinze formations en intelligence artificielle et dix-huit en digitalisation, permettent aux professionnels de maîtriser ces technologies et de les intégrer efficacement dans leurs processus métier. Le PIAF consacre dix-huit heures réparties en deux modules aux fondamentaux de l'archivistique, incluant les spécificités de l'archivage électronique.

Externalisation et optimisation de la gestion documentaire

Face à la complexité croissante de la gestion documentaire et aux contraintes d'espace, de nombreuses entreprises envisagent l'externalisation de tout ou partie de leurs archives. Cette décision stratégique peut générer des économies substantielles tout en garantissant un niveau de service professionnel et une conformité réglementaire irréprochable. Les prestataires spécialisés proposent des offres complètes incluant l'archivage physique et électronique, la numérisation, la destruction sécurisée et le conseil en gestion documentaire. Cette approche permet aux organisations de se recentrer sur leur cœur de métier tout en bénéficiant de l'expertise de professionnels dédiés.

L'optimisation de la gestion documentaire passe également par la formation continue des équipes internes. Des programmes adaptés permettent de développer les compétences des référents archives et d'instaurer une culture de la conservation au sein de l'organisation. Les formations inter-entreprises, organisées dans des villes comme Paris, Bordeaux, Lyon, Marseille ou Toulouse, offrent des opportunités d'échanges entre professionnels de différents secteurs. Les formats intra-entreprises permettent quant à eux de personnaliser le contenu en fonction des problématiques spécifiques de chaque structure. Le CNFCE propose par exemple des sessions à partir de mille cinq cent trente euros HT par stagiaire en inter-entreprise et trois mille cent quarante euros HT par groupe en intra-entreprise.

Critères de sélection d'un prestataire d'archivage certifié

Le choix d'un prestataire d'archivage représente une décision cruciale qui engage la sécurité et la pérennité du patrimoine documentaire de l'entreprise. Plusieurs critères doivent guider cette sélection. La certification constitue un indicateur de qualité essentiel, attestant du respect de normes professionnelles strictes et de procédures de contrôle régulières. Les certifications ISO relatives à la gestion documentaire et à la sécurité de l'information témoignent du sérieux et de la fiabilité du prestataire. L'implantation géographique et l'accessibilité des sites de stockage jouent également un rôle important, notamment pour faciliter les consultations ponctuelles ou les rapatriements d'archives.

La solidité financière et l'ancienneté du prestataire garantissent la pérennité du service sur le long terme. Un archiviste ou une entreprise spécialisée doit pouvoir démontrer son expertise à travers des références clients, des témoignages et des réalisations concrètes. Les solutions technologiques proposées, notamment les logiciels de gestion d'archives accessibles en ligne, doivent être ergonomiques et offrir des fonctionnalités avancées de recherche et de traçabilité. Les engagements en matière de responsabilité sociétale des entreprises constituent également un critère de choix pour les organisations soucieuses de leur impact environnemental et social. Des entreprises comme AGS Records Management mettent en avant leurs valeurs, certifications, implantations et engagements RSE pour rassurer leurs clients potentiels.

Procédures de destruction sécurisée et traçabilité des documents

La destruction des documents arrivés en fin de conservation légale doit être effectuée selon des procédures strictes garantissant la confidentialité des informations et la conformité réglementaire. La destruction sécurisée d'archives constitue une étape délicate qui nécessite des équipements spécialisés et une traçabilité rigoureuse. Pour les documents papier, le broyage ou la déchiquetage doivent répondre à des normes de sécurité adaptées au niveau de confidentialité des informations. Les documents électroniques nécessitent quant à eux des procédures d'effacement définitif excluant toute possibilité de récupération des données.

La traçabilité constitue un élément fondamental de la gestion documentaire moderne. Chaque opération effectuée sur un document, de sa création à sa destruction, doit être enregistrée et documentée. Cette exigence permet de répondre aux audits internes et externes, de justifier les pratiques auprès des autorités de contrôle et de reconstituer l'historique d'un document en cas de litige. Les formations spécialisées, comme celle proposée par AGS Records Management sur la gestion des archives externalisées d'une durée d'un jour, abordent ces problématiques opérationnelles. Le PIAF propose également un cours de trente-cinq heures en deux modules sur la communication et la valorisation des archives, incluant les aspects liés à la traçabilité et à la sécurité. Les entreprises peuvent contacter les organismes de formation par téléphone, certains proposant des numéros gratuits comme le 0805 080 886 pour AGS Records Management ou le 0805 257 504, afin d'obtenir des informations complémentaires et organiser des sessions adaptées à leurs besoins spécifiques.